La présence qui me suit, Aragon (16-03-2005) Gazel au fond de la nuit Je suis rentré dans la maison comme un voleurDéjà tu partageais le lourd repos des fleurs J'ai retiré mes vêtements tombés à terreJ'ai dis pour un moment à mon cœur de se taire Je ne...
Lire la suiteALEXIS PIRON (1669 - 1773 ) L'AVE MARIA Dans un couvent, deux nonettes gentilles,Mais dont l'esprit simple, doux, innocent,Ne connaissait que le tour et les grilles,Tenaient un jour propos intéressantDe confidence et d'amitié fort tendre.Notez qu'aucun...
Lire la suiteEgérie... (15-06-2005) EGERIE... L'ombre nocturne, un tremblement de tête,Que l'on ressent, s'affaisser les lourds piliersDes images mélanges de phrases sans épithète,D'un tel flot par cents et par milliers. Sauter à pieds joints des balcons fleuris,Plusieurs...
Lire la suitel'amour après la guerre liberamoureux (30-01-2005) Je n'ai point en amour d'idée originaleAllant à ce propos comme nombre de mâlesJe rêve de courbe ferme propice à la caresseEt des lieux parfumés qui vivent près les fesses. Non que je détestasse la fille...
Lire la suiteAlbert GLATINY - (extrait de "Joyeusetés galantes et autres du vidame Bonaventure de la Braguette") - ~ 1866 ~ INVITATION A LA MINETTE I Ton con suave, ton con rose,Sous une forêt de poils blonds,Doux, frisés, parfumés et long,A l'air d'une lèvre mi-close,...
Lire la suiteSous le pont des souvenirs (13-06-2005) Un baiserUn seul baiserRien qu'un baiserUn seul beau baiser à l'amourPourquoi mon amour ? Ce baiserCe baiser si doux et si légerCe baiser si parfuméCe baiserA tant révéA tant frissonnéA tant espéréUn autre baiserQu'un...
Lire la suitePaul VERLAINE - (extrait de "FEMMES" puis de "HOMBRES") - ~ 1890 et 1891~ Un peu de merde et de fromageNe sont pas pour effaroucherMon nez, ma bouche et mon courageDans l'amour de gamahucher. L'odeur m'est assez gaie en somme,Du trou du cul de mes amants,Aigre...
Lire la suitecracheur de mots (13-06-2005) Comme une feuille en deuil,Grillée, battue au sol,Craquelante et soumiseAu vent venu du Nord,Mon âme sent la faux.O saisons, ô fardeaux,Lourds, sous la pluie lourde,Glissez donc au ruisseau.La lumière froideCache l'ombre...
Lire la suiteThéophile GAUTIER - "Poésies Libertines" ~ entre 1850 et 1870 ~ CONCORDANCES Dieu fit le con, ogive énorme,Pour les chrétiens,Et le cul, plein-cintre difforme,Pour les païens Pour les sétons et les cautèresIl fit le poix,Et pour les pines solitairesIl...
Lire la suiteDe l'amour (03-06-2005) D'abord nos mains qui se saisissent,Qui se croisent et se projettentSur nos corps, qui roulent du supplice,De l'abandon retenu qui nous guette. Ensuite nos lèvres qui se touchentDans la volupté d'un baiser brûlant.Exquise et savoureuse...
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