Dans un très beau château, vivait une douce reine Entourée d'une foule de courtisans sans peines Qui lui juraient bien sur, attachement sans défaut Qu'il est aisé de plaire, quand on a que les mots!
Reclus dans l'écurie, son écuyer fidèle Amoureux éperdu de l'icône si belle Contemplait ces vautours d'un regard méprisant Rêvant de les voir enfin balayés par le vent.
Un jour, l'armée des ombres attaqua le château Le général Satan entouré de dévots Sa barque sur le Styx, il voulait l'emporter Chez Hadès simplement, pour en faire son aimée.
Dans un donjon douillet, elle se réfugia L'armée des courtisans, effrayée par la lutte Pris ses jambes à son cou, très vite l'oublia Elle s'en étonna point, habituée à la chute.
Les quelques défenseurs qui veillèrent sur elle Se comptèrent alors sur les doigts d'une main Cinq, c'était très peu, mais le courage tel Qu'ils vaincraient à coup sur cette armée de malins
Le seigneur du château, valeureux combattant, Fatigué parfois par l'âpreté et le sang Heureux de trouver enfin du renfort A son combat sans fin, Sisyphe contre les morts
La magicien barbu faisait lui des merveilles Pourfendant les esprits, chassant hideux démons Aux cotés de sa Dame, Amazone sans pareille Détruisant sans pitié ennemis sans pardon
Revenu du lointain, le très bon roi d'Ithaque Oubliant les griefs, son départ du château Revint se battre fort, contre tous ces cloaques Son art fut décisif, dans le retour du beau
L'écuyer lui aussi, se battit sans répit Oubliant sa douleur, en combat infini Très souvent dépassé, parfois même blessé Le regard de sa Reine en fit un grand guerrier
La bataille fut longue, plusieurs lunes passèrent Avant que l'Olifant ne mit fin aux combats Que tous les démons refluent dans leur tanière La victoire était belle, de tous elle était fière
Depuis, comme jadis, le château encore luit De mille feux brillants, de bonheur, est rempli Devenu chevalier, l'écuyer vigilant Adoubé pour toujours, sur sa Reine veillant.
Forcément...8 février ça fait des souvenirs... d'un certain "21"... j'aime lorsque Fil écrit, merci de lui avoir rendu hommage Beethoven, il le mérite plus encore que vous ne le croyez...